Qu'est-ce que le CBAM signifie pour l'importation d'aluminium?
Le CBAM taxe le CO2 dans l'aluminium importé
Le CBAM (mécanisme d'ajustement carbone aux frontières) garantit que l'aluminium importé de pays extérieurs à l'UE reçoit un prix pour les émissions de CO2 libérées lors de la production — comparable au prix que les producteurs européens paient déjà via le système d'échange de quotas d'émission (SEQE) de l'UE. Celui qui importe de l'aluminium dans l'Union doit déclarer ces émissions et, à partir de la phase définitive, acheter des certificats CBAM correspondant à la quantité importée et aux émissions associées. L'objectif est d'éviter que la production à forte intensité de CO2 se délocalise en dehors de l'UE tandis que le produit final arrive quand même sur le marché européen.
Pour qui cela s'applique, et pour qui non
Le CBAM s'applique à celui qui importe dans le territoire douanier de l'Union des marchandises énumérées à l'annexe I du règlement ; l'aluminium — formes brutes, barres, profilés, fils, tôles, feuilles, tubes et certains produits dérivés — figure sur cette liste. Le régime affecte donc en premier lieu l'importateur, et non automatiquement le fabricant en dehors de l'UE, bien que ce dernier doive fournir les données d'émissions sur lesquelles l'importateur s'appuie. Le CBAM ne s'applique pas à l'aluminium déjà en libre circulation dans l'Union et commercialisé au sein de l'UE : il s'agit d'un régime pour l'importation de pays tiers, non pour le commerce interne. Sont également exclues du régime les expéditions de valeur négligeable — les marchandises d'une expédition d'une valeur intrinsèque jusqu'à 150 euros sont exemptées. En outre, les marchandises originaires de pays et territoires énumérés à l'annexe III sont exclues de l'obligation, car ils participent déjà au SEQE de l'UE ou y sont liés.
À compter de 2026 complètement, dès maintenant une obligation de déclaration
Le régime définitif — avec l'obligation d'acheter des certificats CBAM — s'applique à partir du 1er janvier 2026. Jusqu'à cette date, une période transitoire en cours depuis le 1er octobre 2023 ; pendant cette période, seule une obligation de déclaration s'applique concernant les quantités importées et les émissions qu'elles contiennent, sans obligation financière correspondante. À partir de la phase définitive, le statut de déclarant CBAM autorisé est également nécessaire pour importer les marchandises en question ; celui qui n'a pas ce statut ne peut plus importer les marchandises de cette manière à partir de ce moment.
Ce que cela signifie pour l'importation d'aluminium
Celui qui importe de l'aluminium en dehors de l'UE vérifie d'abord si le code tarifaire pertinent relève de l'annexe I du règlement et si le pays d'origine est exempté à l'annexe III. Il est ensuite important de savoir quelle phase s'applique : pendant la période transitoire, il s'agit de collecter et de déclarer tous les trimestres des données sur les quantités importées et les émissions libérées lors de la production — des données qui doivent provenir du fabricant ou du fournisseur en dehors de l'UE. Pour la période à partir de 2026, il est important de soumettre en temps utile une demande de statut de déclarant CBAM autorisé, car l'importation des marchandises en question sans ce statut ne sera plus autorisée à partir de ce moment. Il est également utile de vérifier à l'avance quelles informations le producteur étranger peut et souhaite fournir sur les émissions réelles, car en l'absence de celles-ci, des valeurs par défaut sont utilisées. Tout cela est indépendant du passeport numérique des produits : le CBAM concerne le prix du CO2 à l'importation, le passeport produit concerne l'information qu'un produit en aluminium porte tout au long de sa durée de vie. Les deux régimes peuvent néanmoins utiliser les mêmes données de production sous-jacentes, ce qui rend la collecte de celles-ci plus efficace.
Où cela est énoncé : le règlement CBAM
L'objectif et le champ d'application du CBAM sont définis aux articles 1 et 2 du Règlement (UE) 2023/956 ; les marchandises auxquelles s'applique le règlement, y compris l'aluminium, sont énumérées à l'annexe I. L'exemption pour les envois de faible valeur est prévue à l'article 2, et les pays exclus du régime sont énumérés à l'annexe III. La période transitoire et l'obligation de déclaration correspondante commencent le 1er octobre 2023 ; les obligations du régime définitif, y compris les certificats CBAM et le statut de déclarant CBAM autorisé, s'appliquent à partir du 1er janvier 2026.
Si vous importez déjà de l'aluminium en provenance de pays tiers, il est préférable de commencer par vérifier les codes de marchandise de vos propres importations par rapport à l'annexe I et l'annexe III du règlement, et de demander à votre fournisseur étranger les données d'émissions disponibles pour les déclarations en cours. Le texte complet du règlement, y compris les annexes concernant les marchandises et les pays exclus, est disponible à la source ci-dessous.
Sur quoi cela repose
Le règlement lui-même figure sur EUR-Lex. Nous faisons référence à chaque affirmation ; vous n'avez pas besoin de nous croire sur parole.
Ce que vous devez concrètement faire
Ce qu'on attend de vous
CBAM (le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, Règlement (UE) 2023/956) dispose que l'importation de certains produits en provenance de pays situés en dehors de l'UE reçoit un prix correspondant aux coûts de CO2 que supporte effectivement un producteur européen via le système communautaire d'échange de quotas d'émission. L'aluminium figure sur la liste des produits concernés. Pour une entreprise qui importe de l'aluminium — en tant que matière première, en tant que demi-produit ou transformé en certains produits — il y a des changements dans l'administration autour de cette importation, en dehors des formalités douanières qui existent déjà.
Vérifier si les produits importés sont soumis au CBAM
Le règlement fonctionne avec une liste de codes de produits. Une entreprise qui importe des produits en aluminium ferait bien d'examiner pour chaque article si le code figure sur cette liste. Dans une entreprise de 10 à 100 salariés, ce n'est généralement pas une unité de conformité distincte, mais plutôt quelqu'un au sein des achats ou de la logistique qui connaît déjà les codes douaniers — le travail consiste surtout à comparer la liste de codes existante avec la liste CBAM et à tenir à jour les lignes d'approvisionnement qui y sont liées.
Rassembler des données sur les émissions incorporées
Pour les produits soumis au CBAM, on demande des informations sur les émissions générées lors de la production — les soi-disant émissions incorporées. Ces données ne proviennent pas de l'entreprise elle-même, mais du producteur ou du fournisseur étranger. Cela signifie que l'importateur dépend d'informations qu'un tiers doit fournir, et que la qualité de ces informations varie considérablement selon le fournisseur et le pays. Pour les entreprises travaillant avec des fournisseurs variables ou plus petits en dehors de l'UE, c'est souvent la partie la plus chronophage : ce n'est pas de remplir un formulaire, mais de convaincre un fournisseur de partager des chiffres qui sont parfois considérés comme sensibles sur le plan commercial.
Rapporter via le système en vigueur
Le règlement prévoit des obligations de déclaration pour les produits soumis au CBAM, qui acquerront après la période de transition une composante financière. En pratique, pour une entreprise importatrice, cela se traduit par une tâche administrative fixe et récurrente : enregistrer pour chaque période les quantités importées et les données d'émissions correspondantes. C'est un rythme différent de la documentation unique qui accompagne un passeport de produit — le CBAM demande quelque chose qui est constamment mis à jour, pas un dossier qui est constitué une seule fois et qui dure pendant des années.
Reconnaître qui remplit le rôle CBAM au sein de l'entreprise
Puisqu'il s'agit d'importation, la responsabilité incombe généralement à celui qui introduit effectivement les produits dans l'UE — souvent pas la même personne ou le même département que celui qui s'occupe du passeport de produit en aluminium. Pour une entreprise de cette taille, il est recommandé de déterminer tôt qui a quel rôle : qui demande les données d'émissions au fournisseur, qui les intègre dans le rapport, et qui est interlocuteur si la douane demande une justification.
Où cela s'avère problématique en pratique
Un premier problème récurrent est que les entreprises confondent le CBAM et le passeport de produit numérique, car les deux concernent l'aluminium et le CO2. Ce sont des instruments différents avec un objectif différent : le CBAM régit un ajustement aux frontières à l'importation, le passeport documente les informations produit pour toute la durée de vie. Pour les distinguer, on peut partir de la question quelle est la différence entre mon dossier technique et le passeport de produit numérique comme point de départ — cette explication est également utile pour ne pas mélanger la déclaration CBAM et les données de passeport dans un même ensemble.
Une deuxième situation : le fournisseur en dehors de l'UE ne fournit pas de données d'émissions, ou les fournit tardivement. Parce que l'importateur dépend de ce fournisseur, des retards se créent qui ne peuvent pas être résolus par des mesures internes seules — seulement par une prise de contact opportune et des accords clairs établis à l'avance.
Un troisième piège est que les entreprises pensent que les données CBAM et les données CO2 pour le passeport du produit utilisent la même source et la même méthode. Ce n'est pas évident : la manière dont les émissions sont déterminées pour le CBAM n'a pas besoin de coïncider avec la méthode demandée pour le passeport. Celui qui souhaite en savoir plus à ce sujet pour la partie passeport le trouvera auprès de selon quelle méthode dois-je mesurer les valeurs pour le passeport.
Une quatrième situation survient lorsqu'une entreprise suppose que le CBAM ne concerne que les matières premières brutes et ne voit pas que certains produits en aluminium transformés peuvent également figurer sur la liste de marchandises. Cela conduit à une déclaration incomplète, non pas par manque de bonne volonté, mais parce que la liste de codes n'a pas été vérifiée systématiquement.
Un cinquième point : les entreprises enregistrent les données CBAM dans des e-mails et des feuilles de calcul séparés auprès de l'acheteur concerné, sans que cela soit établi comme processus métier. Dès que cette personne est en vacances ou change de fonction, l'information est difficile à retrouver.
Ce que vous pouvez documenter
- Un aperçu des codes de marchandises importées qui se retrouvent dans l'entreprise sur la liste CBAM, avec la date de la dernière vérification.
- Par fournisseur hors UE : si, comment et quand les données d'émissions sont fournies, et sous quelle forme.
- Une indication interne de qui au sein de l'entreprise est responsable de la déclaration CBAM, indépendamment de celui qui établit le passeport du produit.
- Un dossier par période de déclaration contenant les quantités importées et les données d'émissions correspondantes, de sorte que en cas de questions des douanes, on puisse rapidement se référer aux documents justificatifs.
- Correspondance avec les fournisseurs concernant les données d'émissions, conservée séparément de la correspondance relative aux données de produit pour le passeport — ces deux éléments se croisent facilement alors qu'ils sont demandés à des fins différentes.
- Une brève note interne sur la distinction entre les obligations CBAM et les obligations en matière de passeport, afin que les nouveaux employés ne retombent pas dans la confusion qui est la plus courante dans la pratique.
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Rédigé avec l'IA sur la base des sources ci-dessus, vérifié par un humain le 2026-08-22. Quelque chose ne va pas ? Faites-le nous savoir — les corrections sont prioritaires.