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comment traiter les données de plusieurs fournisseurs pour le même alliage dans un seul passeport

Chaque fournisseur livre sa propre partie des données

Pour un alliage provenant de plusieurs fournisseurs, chaque fournisseur livre les données concernant le matériau qu'il a lui-même fourni, et ces données sont traitées ensemble dans un seul passeport sans être réduites à une moyenne ou une estimation. Le passeport porte sur un produit spécifique ou un lot spécifique, et l'origine des matières premières qu'il contient doit rester traçable jusqu'à l'acteur qui a fourni les données. Cela signifie en pratique qu'un passeport composite contient plusieurs sources de données côte à côte — par exemple la part de matériau recyclé par fournisseur, ou l'origine des éléments d'alliage par lot — au lieu d'un seul chiffre cumulé ou moyenné dont on ne peut plus voir d'où il provient.

Pour qui cela s'applique et pour quoi ce n'est pas le cas

Cela s'applique notamment aux fabricants et aux transformateurs qui achètent de l'aluminium auprès de différentes fonderies, lamineurs ou négociants et en font un produit fini unique ou un lot composite unique. Il s'agit alors de savoir comment les données de ces différentes sources se rapportent les unes aux autres dans le passeport final. Il ne s'agit pas de savoir ce qui doit se passer si un fournisseur ne fournit pas du tout de données — c'est un autre problème, décrit à que faire si un fournisseur ne livre pas les données. Il ne s'agit pas non plus de la situation où l'aluminium lui-même est déjà un mélange physique de ferraille dont l'origine est inconnue ou variable ; cette situation, où le mélange se trouve déjà dans le matériau lui-même avant son arrivée chez le fabricant, est traitée à données pour les lots mixtes provenant de ferraille mélangée. Le sujet ici porte spécifiquement sur l'aspect administratif : plusieurs ensembles de données distincts et traçables qui se rejoignent dans un seul passeport, non sur la fusion de matériaux de composition inconnue.

Quand cela s'appliquera-t-il

L'obligation d'un passeport numérique pour l'aluminium découle d'un acte délégué qui n'a pas encore été publié. Le plan de travail ESPR 2025-2030 mentionne l'aluminium comme l'un des groupes de produits pour lequel un tel acte est en préparation, avec une attente autour de 2027, mais aucune date fixe n'y est indiquée. Jusqu'à ce que cet acte soit en place, il n'existe pas d'obligation d'établir un passeport avec des données combinées de fournisseurs. Ce qui est déjà établi, c'est le cadre dans lequel cela devra s'effectuer : l'article 38 du ESPR stipule que les acteurs de la chaîne d'approvisionnement doivent fournir les données nécessaires pour satisfaire aux obligations d'information, et l'article 10 décrit les exigences que le passeport dans son ensemble doit respecter. Dès que l'acte délégué pour l'aluminium sera publié, cette date sera mentionnée ici.

Comment cela s'organise en pratique

Ceux qui travaillent dès maintenant avec plusieurs fournisseurs pour le même alliage feraient bien de commencer par séparer les flux de données par fournisseur au lieu de les laisser se fondre en un seul chiffre moyen. Concrètement, cela se traduit par quelques étapes. D'abord, on établit quelles données chaque fournisseur fournit séparément sur sa part du matériau — composition, origine, part de matériau recyclé, traitements éventuels. Ensuite, on détermine comment ces lots se rapportent l'un à l'autre dans le produit fini : s'agit-il de lots distincts qui restent individuellement identifiables, ou de matériau déjà mélangé à la fonderie. Dans le premier cas, le passeport peut afficher les données par source côte à côte ; dans le second cas, se pose la question de savoir comment traiter un résultat mélangé, ce qui relève de l'approche utilisée pour les lots mixtes. Ensuite, il est important de convenir à l'avance avec chaque fournisseur quelles données seront fournies et quand et sous quelle forme — cela peut mieux se faire comme partie intégrante des accords d'achat, comme décrit à la fixation des données de passeport dans le contrat d'achat, de sorte qu'il ne soit pas nécessaire de rechercher après coup des données manquantes. Il est aussi judicieux de déterminer à l'avance quelles données précises sont nécessaires par fournisseur, ce qui se trouve en consultant la question relative aux données demandées auprès d'un fournisseur d'aluminium. Enfin, il reste prudent de vérifier les données fournies avant qu'elles ne soient intégrées au passeport, particulièrement lorsque plusieurs sources sont combinées et qu'une erreur d'un fournisseur peut affecter l'ensemble du passeport.

Sur quoi ceci est fondé

L'article 38 de l'ESPR (Règlement (UE) 2024/1781) impose aux acteurs de la chaîne d'approvisionnement de fournir les données nécessaires au passeport produit, ce qui constitue la base de l'idée que chaque fournisseur est responsable de sa propre part. L'article 10 décrit les exigences auxquelles le passeport dans son ensemble doit satisfaire, notamment la traçabilité des données. L'article 39 porte sur les méthodes d'essai, de mesure et de calcul utilisées pour établir les données, ce qui devient pertinent dès lors que plusieurs sources de données sont combinées et doivent être mesurées selon la même méthode pour être comparables. L'article 40 porte sur la prévention de la contrefaçon et de la dégradation des performances, ce qui touche à la préoccupation selon laquelle la combinaison de données ne doit pas donner une image plus favorable que ce que la composition réelle du matériau ne le justifie.

Pour ceux qui souhaitent s'y préparer pour leurs propres achats, commencez par cartographier les fournisseurs actuels et les données qu'ils peuvent ou non déjà fournir, puis établissez comment ces données par lot restent identifiables dans votre propre administration — avant le moment où un passeport devient obligatoire.

Ce que vous devez concrètement faire

Ce qu'on attend de vous

Un demi-produit en aluminium n'est souvent pas le produit d'un seul fournisseur. Un profil peut être coulé à partir d'un alliage dont la matière première provient de plusieurs fonderies ou lots de ferraille, et une fonderie mélange régulièrement des lingots d'origines différentes portant le même numéro d'alliage. Quiconque compose un passeport produit à partir de cela doit fusionner ces différentes sources en un tout sans que l'origine des données ne devienne floue.

Conserver la traçabilité des données par fournisseur

L'article 38 de l'ESPR (Règlement (UE) 2024/1781) décrit que les acteurs de la chaîne d'approvisionnement fournissent les informations nécessaires pour composer le passeport. Cela ne signifie pas que toutes les données des fournisseurs peuvent être fusionnées en un seul chiffre indifférencié : l'origine de chaque partie de l'information reste pertinente dans la pratique, particulièrement lorsqu'il s'avère ultérieurement qu'un des lots a fourni des données inexactes. Pour une entreprise de 10 à 100 salariés, cela signifie qu'un simple lien entre le lot d'achat, le fournisseur et la valeur finale du passeport doit être enregistré quelque part — ne serait-ce que dans un registre d'achat ou une fiche de production.

Un résultat unique composé, avec un calcul traçable

L'article 10 de l'ESPR établit des exigences pour le contenu et la fiabilité du passeport produit numérique. Lorsque plusieurs lots du même alliage sont fusionnés en une seule charge produit, il en résulte une valeur composée unique — par exemple pour la teneur en matériau recyclé ou pour la composition. Cette valeur composée doit être traçable jusqu'aux lots sous-jacents. Pour une entreprise de taille moyenne, il s'agit souvent d'une question arithmétique : une moyenne pondérée basée sur les quantités, et non une simple moyenne arithmétique des pourcentages. La façon dont ce calcul a été effectué fait partie de ce qui doit être démontrable.

Utiliser la même méthode de mesure et de calcul

L'article 39 du ESPR traite des méthodes d'essai, de mesure et de calcul utilisées pour déterminer les données. Si le fournisseur A calcule la teneur en matière recyclée d'une manière différente du fournisseur B, il en résulte un passeport dans lequel des éléments incomparables sont combinés en un seul chiffre. Pour les entreprises travaillant avec plusieurs sous-traitants, cela signifie que la combinaison de données n'est pas seulement une opération arithmétique, mais aussi une vérification : la méthode sous-jacente est-elle comparable ? Ce n'est pas toujours visible sans le demander.

Pas de dégradation des données par dissimulation du mélange

L'article 40 du ESPR décrit la prévention de la contournement et de la dégradation des performances. Cela concerne également la situation dans laquelle un lot moins favorable (par exemple avec une teneur inférieure en aluminium recyclé) est « caché » dans un lot plus grand et plus favorable, de sorte que le passeport composite s'avère plus favorable que la composition réelle de chaque partie. En pratique quotidienne, cela signifie que la moyenne en soi n'est pas le problème — cela se produit continuellement dans l'industrie des métaux — mais que la manière dont la moyenne est calculée doit rester traçable et justifiable.

Où cela s'avère problématique en pratique

Une fonderie fait fondre des lingots de trois fournisseurs dans un même lot de coulée, mais elle n'a reçu un passeport ou une fiche de données que de deux fournisseurs. La troisième partie est complétée sur la base d'une estimation — et cette estimation n'est enregistrée nulle part en tant qu'estimation.

Une entreprise de profilés achète le même alliage (par exemple EN AW-6060) auprès de deux fournisseurs, l'un avec une teneur élevée en matière recyclée et l'autre avec principalement de l'aluminium primaire. Le passeport du produit final affiche un seul pourcentage moyen, calculé sur la base du nombre de livraisons plutôt que sur la base des quantités réellement traitées — avec un résultat faussé.

Un importateur combine du matériau d'un fournisseur situé en dehors de l'UE avec du matériau d'un fournisseur européen. Les deux dossiers sous-jacents ont été établis selon des définitions différentes de « matériau recyclé », sans que personne n'ait remarqué cette différence avant que les données ne se retrouvent ensemble dans un même passeport.

Chez un sous-traitant qui effectue une partie du processus de fusion, on suppose qu'il utilise automatiquement la même méthode de calcul que l'entreprise donneur d'ordre. À l'enquête, il s'avère qu'il n'en est pas ainsi — et il n'est plus possible de déterminer quelle partie du lot final est basée sur quelle hypothèse.

Une entreprise conserve les données des fournisseurs par bon de commande, mais sans les lier au lot de production dans lequel elles ont été traitées. Au moment où le passeport doit être établi, il n'est plus possible de reconstituer quel fournisseur correspondait à quel lot de produit fini.

Ce que vous pouvez documenter

  • Un aperçu par lot de production des fournisseurs et des quantités qui y ont été traitées, y compris la date et le numéro d'alliage.
  • Les données des fournisseurs eux-mêmes, par livraison, afin qu'une valeur composite puisse être ultérieurement retracée jusqu'aux sources. Voir aussi quelles données vous pouvez demander à votre fournisseur d'aluminium pour ce qui y appartient.
  • La méthode de calcul utilisée pour obtenir une valeur composite (moyenne pondérée par la quantité, avec la formule ou le tableur utilisé conservé en pièce jointe).
  • Une comparaison des méthodes de mesure et de calcul que les différents fournisseurs utilisent, avec une note indiquant les écarts entre ces méthodes.
  • Des accords avec les fournisseurs concernant la forme et la fréquence de la livraison des données, formalisés comme décrit dans la documentation de la fourniture des données du passeport dans le contrat d'achat.
  • Une note concernant les lots dont l'origine ne peut pas être entièrement retracée, avec l'approche suivie à cet effet — pertinent lorsqu'une partie du matériau provient de lots de ferraille mélangée vient.
  • Une procédure établie pour vérifier les données des fournisseurs entrantes avant leur inclusion dans un calcul composite, comme discuté dans la vérification de l'exactitude des données de votre fournisseur.

Ceci n'est pas un avis juridique. Cette page fournit des informations générales sur la réglementation qui régit cette plateforme. Nous ne connaissons pas votre situation. En cas de doute concernant votre propre cas, consultez un juriste ou l'autorité de contrôle compétente.

Rédigé avec l'IA sur la base des sources ci-dessus, vérifié par un humain le 2026-09-05. Y a-t-il une erreur ? Faites-le nous savoir — les corrections sont prioritaires.