Comment vérifier que les données de mon fournisseur sont correctes ?
Interrogez la méthode de mesure, pas seulement le chiffre
Vous n'obtiendrez pas une certitude complète sur l'exactitude d'un chiffre fourni par un fournisseur en examinant le chiffre lui-même, mais en vérifiant comment ce chiffre a été obtenu. L'ESPR ne le règle pas comme une instruction pour le contrôle des achats entre entreprises, mais comme un cadre dans lequel les méthodes d'essai, de mesure et de calcul doivent être fiables, précises et reproductibles (article 39), et dans lequel un produit ne peut pas être conçu de manière à ce qu'il fonctionne différemment lors d'un essai que dans une utilisation normale, ou à ce que les performances se dégradent indésirément pendant l'utilisation (article 40). Celui qui reçoit des données d'un fournisseur pour un passeport numérique de produit peut donc bien demander quelle méthode a été utilisée et si cette méthode répond à ces principes — c'est différent de pouvoir déterminer soi-même si le chiffre est correct.
Il s'agit de méthodes, non d'audits
Les articles 39 et 40 de l'ESPR se concentrent sur la manière dont la Commission européenne établit les méthodes d'essai pour les groupes de produits, et sur la prévention de la conception de produits ou de logiciels par les fabricants de manière à ce que les résultats d'essai soient plus favorables que les performances réelles. Cela affecte indirectement la fiabilité des données qui finissent par figurer dans un passeport de produit, car si la mesure sous-jacente est solide, il est plus probable que la valeur soit exacte. Ce qui n'est pas couvert : l'obligation pour un acheteur d'effectuer lui-même des essais en laboratoire, un label, ou une liste de contrôle légalement prescrite pour les achats. Il n'y a également rien dans ces articles sur la manière dont un différend spécifique entre acheteur et fournisseur concernant une valeur incorrecte est résolu — c'est un sujet différent des méthodes dont traitent les articles 39 et 40.
La date pour l'aluminium n'est pas encore fixée
Les articles 39 et 40 font partie de l'ESPR elle-même et forment le cadre général. Les méthodes concrètes d'essai, de mesure et de calcul qui s'appliqueront pour chaque groupe de produits — y compris pour les demi-produits en aluminium — sont établies séparément pour chaque groupe de produits. Pour l'aluminium, cela n'a pas encore eu lieu et aucune date n'est encore fixée pour cela. Ce qui est établi, c'est le principe énoncé à l'article 39 selon lequel de telles méthodes, une fois qu'elles existeront, doivent satisfaire à la fiabilité et à la reproductibilité démontrables, et le principe énoncé à l'article 40 selon lequel la contournement et la dégradation artificielle des performances sont évités. Jusqu'à ce qu'une réglementation spécifique aux produits existe, aucun cadre d'évaluation obligatoire basé sur ces deux articles ne s'applique à l'aluminium — cependant, un fournisseur peut déjà travailler volontairement selon des normes et des méthodes reconnues, et c'est quelque chose qui peut être demandé.
Voici comment procéder dans la pratique
Celui qui vérifie l'exactitude des données des fournisseurs le fait au mieux dans la pratique en quelques étapes. D'abord : ne demandez pas seulement la valeur (par exemple un pourcentage de matière recyclée ou une propriété mécanique), mais aussi la méthode par laquelle cette valeur a été déterminée — quelle norme, quel essai, quel calcul. Ensuite : vérifiez s'il s'agit d'une méthode reconnue et normalisée, ou d'une méthode interne du fournisseur lui-même ; cette distinction est exactement ce vers quoi l'article 39 pointe en matière de fiabilité. Après cela : soyez attentif aux signaux indiquant qu'un produit fonctionne différemment dans les conditions d'essai que dans les conditions d'utilisation normales — c'est l'essence de ce que l'article 40 veut prévenir. Il est également utile de demander si les performances peuvent changer au fil du temps, par exemple par des ajustements logiciels pour les composants d'emballage ayant des fonctions électroniques, sans qu'il y ait une raison technique claire ; cela touche également au principe de l'article 40. Enfin : conservez la justification qu'un fournisseur fournit. Pour un passeport numérique de produit, ce n'est pas seulement la valeur qui compte, mais aussi son origine et sa justification, et cette documentation est utile à conserver avec le passeport de manière à ce qu'elle puisse être facilement vérifiée ultérieurement, si une méthode spécifique au produit est établie.
Les bases : articles 39 et 40 ESPR
L'article 39 du Règlement (UE) 2024/1781 (ESPR) pose le fondement pour l'établissement de méthodes d'essai, de mesure et de calcul qui doivent être fiables, exactes et reproductibles et qui tiennent compte des méthodes généralement reconnues. L'article 40 du même règlement réglemente la prévention de la contrefaçon — une conception qui modifie les performances dès qu'un produit est soumis à essai — et la prévention de la dégradation artificielle des performances lors d'un usage normal. Ensemble, ces deux articles forment le fondement méthodologique sur lequel les exigences spécifiques aux produits, y compris celles applicables à l'aluminium, seront établies ultérieurement.
Ceux qui travaillent dès maintenant avec des fournisseurs peuvent donc commencer à poser des questions sur la méthode utilisée et sa justification, et conserver cette documentation. Dès qu'un règlement spécifique aux produits sera établi pour les produits semi-finis en aluminium, il sera indiqué ici quelles méthodes s'appliquent concrètement et à partir de quelle date.
Sur quoi cela repose
- Règlement (UE) 2024/1781 (RESP), article 39 (méthodes d'essai, de mesure et de calcul)
- Règlement (UE) 2024/1781 (ESPR), article 40 (prévention de la contrefaçon et de la dégradation des performances)
Le règlement lui-même figure sur EUR-Lex. Nous faisons référence à chaque affirmation ; vous n'avez pas besoin de nous croire sur parole.
Ce que vous devez concrètement faire
Ce qu'on attend de vous
L'ESPR part du principe que les données d'un passeport produit sont correctes et qu'elles ont été établies selon une méthode vérifiable. Pour une entreprise qui achète de l'aluminium et transmet les données d'un fournisseur à un passeport, cela se traduit par deux points d'attention : comment les données ont-elles été déterminées, et existe-t-il un moyen de vérifier qu'elles n'ont pas été secrètement dégradées ou contournées.
Les données ont été établies selon une méthode appropriée
L'article 39 de l'ESPR (Règlement (UE) 2024/1781) traite des méthodes d'essai, de mesure et de calcul utilisées pour établir les informations sur les produits. L'idée derrière cela est qu'une valeur dans un passeport ne peut pas être une simple estimation, mais qu'il doit y avoir une méthode derrière qui soit reproductible et fiable. Pour une entreprise de 10 à 100 salariés, cela signifie en pratique qu'il vaut la peine de demander comment un fournisseur arrive à un chiffre : est-il mesuré, calculé sur la base d'une norme, ou déduit d'une moyenne de plusieurs lots ? Cette distinction est pertinente, car une valeur moyenne exige une justification différente d'une valeur mesurée par lot. Lors de la demande de données, il est utile non seulement de demander « quel est le pourcentage d'aluminium recyclé », mais aussi « comment cela a-t-il été déterminé » — voir également quelles données dois-je demander à mon fournisseur d'aluminium.
Les performances ne doivent pas se dégrader ni être contournées
L'article 40 de l'ESPR (Règlement (UE) 2024/1781) vise à prévenir le contournement et la dégradation des performances. Cet article a été rédigé principalement en vue des fabricants qui conçoivent ou testent les produits de sorte qu'ils restent juste dans une norme alors que la pratique est différente. Pour un commerçant ou un transformateur d'aluminium, c'est moins une obligation propre et plus un signal : si les données d'un fournisseur se situent structurellement à la limite d'une norme, ou si un fournisseur fournit exactement la même valeur à chaque livraison indépendamment de l'origine du matériau, c'est une raison de poser des questions au lieu d'accepter les chiffres aveuglément.
Les données sont traçables jusqu'à la source
Aucun de ces deux articles ne prescrit une méthode de contrôle spécifique pour un acheteur individuel, mais la logique d'un système vérifiable ne fonctionne que s'il y a quelque chose sur lequel se rabattre. Cela signifie qu'il est pratique de documenter d'où vient une valeur, qui l'a établie, et sur la base de quel document ou de quelle mesure. Surtout pour l'aluminium provenant de plusieurs sources, c'est un point d'attention — voir comment traiter les données de plusieurs fournisseurs pour le même alliage dans un seul passeport et comment détermine-t-on les données si mon aluminium provient de ferrailles mélangées.
Où cela s'avère problématique en pratique
Quelques situations reviennent régulièrement chez les entreprises qui doivent transmettre les données des fournisseurs :
- Un fournisseur fournit un certificat établi pour un alliage différent ou un lot différent du lot qui est réellement livré. Le document est correct en lui-même, mais n'appartient pas à cette livraison.
- Un pourcentage de matière recyclée est transmis année après année exactement de la même manière, alors que la composition de la ferraille varie à chaque livraison. Cela peut être un signe que le chiffre est une estimation qui n'a jamais été mise à jour.
- Une valeur est mentionnée sans qu'il soit clair si elle a été mesurée par lot ou calculée comme moyenne sur une période — ce qui peut faire une différence pour la signification du chiffre dans le passeport.
- Un sous-traitant qui effectue une opération n'est pas inclus dans la demande d'origine et de composition, de sorte qu'une partie de la chaîne reste invisible. Cela s'applique particulièrement aux opérations qui peuvent affecter la composition — voir un sous-traitant qui transforme l'aluminium pour moi doit-il également fournir des données.
- Lors de l'importation de l'extérieur de l'UE, on suppose qu'un fournisseur étranger utilise la même justification qu'un fournisseur européen, alors que l'origine des données mérite justement une attention particulière — voir que signifie le passeport produit si j'importe de l'aluminium en dehors de l'Union européenne.
Ce que vous pouvez documenter
Pour l'administration interne et comme base pour un passeport, il est pratique de documenter ou de demander les informations suivantes :
- Une description de la méthode utilisée par le fournisseur pour déterminer une valeur clé (mesure, calcul, norme, moyenne).
- La date et le lot ou la livraison auxquels se rapportent un certificat ou un rapport d'essai.
- Les coordonnées et un interlocuteur chez le fournisseur pour toute question concernant la justification des données.
- Un accord régulier sur la fréquence de reconfirmation des données, en particulier pour les livraisons continues — ceci peut être intégré dans les accords d'achat, voir comment documenter la livraison des données du passeport dans mon contrat d'achat.
- Un dossier par alliage ou groupe de produits contenant les documents sous-jacents, afin qu'en cas de question ultérieure, il soit clair d'où provient une valeur.
- Une note des cas où les données n'ont pas pu être entièrement obtenues, y compris ce qui était connu — pertinent lorsque l'origine ne peut pas être entièrement tracée, voir que faire si je ne peux pas retracer l'origine de mon aluminium.
Celui qui ne reçoit structurellement aucune justification utile d'un fournisseur trouvera des points de départ dans mon fournisseur ne livre pas les données — que puis-je faire. Un dossier constitué par alliage et par fournisseur n'est pas seulement utile pour le passeport lui-même, mais aussi le premier endroit où l'on se tourne dès que quelqu'un — un client, un auditeur ou l'organisation elle-même — demande comment un chiffre du passeport a été établi.
Ceci n'est pas un avis juridique. Cette page fournit des informations générales sur la réglementation qui régit cette plateforme. Nous ne connaissons pas votre situation. En cas de doute concernant votre propre cas, consultez un juriste ou l'autorité de contrôle compétente.
Rédigé avec l'IA sur la base des sources ci-dessus, vérifié par un humain le 2026-08-22. Quelque chose ne va pas ? Faites-le nous savoir — les corrections sont prioritaires.